dimanche 6 septembre 2009

C'ETAIT IL Y A QUATORZE ANS


Le 7 septembre 1995, à 18 heures, Muriel Baptiste mettait fin à ses jours. Oubliée par le monde du spectacle auquel elle s'était taillé un beau succès pendant la décennie 1964-1974, elle demeure oubliée malgré la réédition en novembre 2008 de "La princesse du rail" qui n'a pas permis de refaire parler d'elle.

mercredi 5 août 2009

Muriel hors de son métier présente Polnareff


Ce 9 novembre 1966, une ravissante jeune femme de 23 ans présente un chanteur débutant, Michel Polnareff. Habituellement, cette créature n'apparaît que dans des films, pièces de théâtre et feuilletons : c'est Muriel Baptiste.

MURIEL ET MICHEL POLNAREFF


Un document absolument exceptionnel qu'un ami vient de me récupérer en dvd, Muriel en 1966 aux côtés de Michel Polnareff. Pour la seule et unique fois, Muriel ici ne fait pas l'actrice, elle est "au naturel".

mardi 4 août 2009

MURIEL " EN VRAI"


L'émission consacrée à Polnareff commence sur France 2. Il est 22h50. "Un jour un destin", et apparaît une image en noir et blanc avec cette date : 9 novembre 1966.

Ce n'est pas le chanteur Michel Polnareff qui est à l'image, mais Muriel Baptiste, âgée alors de 23 ans. Muriel comme on ne l'a jamais vue. Elle ne joue pas un rôle : elle est là sous nos yeux.

Elle a le look de l'époque "Les chevaliers du ciel" qu'elle venait de tourner. On ne reconnaît pas sa voix tant elle est exhubérante. Cigarette à la main, elle interroge le chanteur.

"Dis moi Michel il parait que tu es comblé et que tu connais tout ce qui va t'arrive dans les jours et les années à venir"

Polnareff commence à répondre, à droite de l'écran, il y a une voyante qui en 1966 lui prédit l'exil qui sera le sien, mais en se trompant sur l'époque puisque Polnareff a quitté la France en 1973, et la voyante situe la chose deux ans après l'interview, soit en 1968.

- Je ne sais pas dit Polnareff, si quelqu'un peut me le prouver ..."

Muriel désigne la voyante : "Je crois que Madame te l'a déjà prouvé.

La voyante commence son discours

"Et après "dit Muriel....


Et après vous pourrez prendre le large, continue la voyante.....

La scène ne dure que quelques secondes à l'écran. N'ayant pas de DVD enregistreur mais seulement une VHS, j'ai voulu enregistrer, mais je ne me bercerai pas de ces images, la cassette reste coincée dans l'appareil qui rend l'âme.

Il s'agit donc, comme nous en avertit gentiment un internaute, d'un document exceptionnel : Muriel Baptiste pour la première (et la dernière à notre connaissance) dans son propre rôle, Yvette Baptiste, dite "Muriel".

Et en voyant ces images, je me dis que j'ai fait le mauvais choix, J'ai choisi de survivre, de croire à un ange gardien,


Mais Muriel, c'était avant tout cette vie, qui s'est éteinte définitivement le jeudi 7 septembre 1995 à 18 heures au 12 rue Pierre Budin à Paris. J'avais dit que cela m'embêterait de quitter cette terre sans savoir les circonstances de la fin de la comédienne. Je le sais depuis le samedi 18 juillet 2009. C'est rue Budin que j'ai enfin su quelles furent les dernières années d'Yvette/Muriel.

Maintenant, je joue les prolongations mais ce n'est quelque part pas honnête, pourquoi rester sur terre quand je sais que cette voix, ce visage, cette cigarette à la main, je ne les reverrai jamais.

Beaucoup de gens croient en Dieu. L'acteur Roland Giraud dimanche dernier m'a rassuré en parlant de sa foi inébranlable, et en disant qu'il était à pardonner au meurtrier de sa fille Caroline. D'autres croient, tels Bernard Giraudeau, Jacques Chancel, Jean Piat, Robert Hossein, André Falcon qui vient de nous quitter et m'avait écrit en 2006 ; "Qu'elle vous protège du haut du ciel pour tant d'amour".

J'ai fait le mauvais choix. Que Dieu existe ou pas, que l'âme de Muriel ait "survécu" ou pas, il me suffit de voir un reportage de Muriel hors du contexte d'un rôle de reine de Bourgogne ou de princesse du rail pour comprendre que cette vie là, qui m'était si précieuse, et depuis mon enfance, s'en est allée, et que continuer à vivre n'a strictement plus aucun sens.

mardi 28 juillet 2009

MESSAGE D'UN FAN DE MURIEL


Un fan de Muriel a mis ce commentaire sur le blog Kazeo

La semaine prochaine les Lundi 3 et Vendredi 7 Aoùt France 2 rediffuse une émission intitulée "un jour, un destin" consacrée à M Polnareff en fin de soirée. Je l'avais vu il y a 6 mois environ.
Au tout début on voit l'artiste s'entretenir avec 2 jeunes femmes - Je pense que celle à gauche de l'écran était Muriel - Je crois que ce document en N & B date de 1967 époque de la princesse du rail.
Si c'est bien elle ce serait le seul document audiovisuel où elle s'exprime naturellement sans jouer.

vendredi 24 juillet 2009

C'est ici que tout a commencé : le 11 juillet 1943


LYON, 12 rue des Bournes, une maternité sur la partie haute de Lyon, La Croix Rousse.
Voilà l'endroit où Renée Meunier a donné naissance à une petite Yvette qui allait devenir Muriel Baptiste.
C'était le 11 juillet 1943.
En 1965, cette maternité est devenue une copropriété ainsi que me l'a gentiment montré une des copropriétaires lors de ma visite des lieux le vendredi 10 juillet 2009.

Une adresse prémonitoire: 6 rue des trois rois


Le 11 juillet 1943, les parents de Muriel étaient domiciliés...6 rue des trois rois. Prémonitoire pour celle qui 29 ans plus tard deviendrait Marguerite de Bourgogne dans "Les rois maudits". La rue existe toujours et se trouve dans le quatrième arrondissement de Lyon, dans le quartier de la Guillotière.
Un voisin d'en face de l'adresse précise m'a dit être arrivé en 1976 et savoir qu'en 1943 se trouvait derrière cet immeuble une filature appelée LAYE.
Ces toutes jeunes années se sont passées là, mais pas longtemps, car Muriel fut élevée par une tante, et confiée à des pensionnats en France et en Angleterre. On peut donc supposer qu'elle n'est pas restée longtemps 6 rue des trois rois.
Cela reste quand même sa maison natale.